Chroniques d'Ojamax : Un beau poisson

Épisode 8 : Un beau poisson

Tous les hommes qui se trouvaient dans l’Orion Quasar portaient désormais leur attention sur l’attraction numéro un du bar. Quand Frigg dansait, le temps s'arrêtait. Un filet de bave coulait le long de la bouche de Vryer. Le Gheist savait se montrer philosophe:” Quand on a touché le fond, il n’y a plus qu’une chose à faire: remonter ou se noyer, et là je me noie dans sa volupté.” Aucun homme ne s’approchait de cette déesse vivante sous peine de se voir remettre en place par elle personnellement. Tanaereva n’appréciait pas le spectacle, Clara non plus d’ailleurs...

Frigg possédait plus d’un talent, elle savait également chanter. Une mélodie harmonieuse sortait de sa bouche qui faisait contraste avec la tonicité de sa danse. Les hommes du bar étaient comme hypnotiser par la muse. Clara, qui ne supportait plus de voir cette bande de machos en train de savourer le spectacle d’une femme qui ne fait pas partie des Pussycat, était fortement contrarié. “Bon les gars, faudrait peut être pas en rajouter, oui c’est une belle femme, mais vous en aviez déjà vu auparavant quand même? et moi? vous ne me trouvez pas plus jolie que cette Poldache...”.

Mais malgré les plaintes de la Pussycat, ni Copper ni les autres ne prirent la peine de tourner la tête pour y porter attention. Même Tanaereva qui paraissait si inquiet avait fini par se détendre et à profiter du show. Clara n’en pouvait plus, elle se leva et parti aux toilettes. Elle était très énervée et tapait du poing contre les murs recouvert de carrelage crasseux. Elle parla à haute voix “Mais quelle bande de cons... ils voient une gonzesse et ils ont la tête qui tourne... les mecs tous les mêmes, il n’y en a pas un pour rattraper l’autre... je sors de là et je leur dis que je me casse”.

Clara était furieuse, elle ouvrit la porte d’un coup. Alors qu’elle allait dire ses quatre vérités à Copper, elle aperçût le restant de L’UDD en compagnie de Frigg. Cette dernière était au téléphone, une grande partie des clients avaient disparu, les autres danseuses également. Clara savait qu’il se tramait quelque chose, elle était à peine rester une dizaine de minutes à l'écart de ses amis et à son retour le bar s’était vidé. Elle referma la porte discrètement et écouta la discussion téléphonique de Frigg. “Comme je vous l’ai dit commandant Asgard, les filles et moi avons fait du bon boulot, ils se sont fait avoir comme des pigeons, les sirènes d’Isra vous ont encore prouvé qu’elles ont bien leur place dans la Streika...”. La danseuse ria et laissa entrevoir sa vrai nature: elle riait à pleine bouche, et ses dents n’avait rien d’humain, elle possédait deux rangées de dents fines et pointues.

Clara en avait assez entendu, ils s’étaient fait piégée par la Streika, l’espion qui les suivait leur avait encore fait du tort. Mais elle était seule et les filles devaient être à sa recherche, elle tenta alors de s’enfuir par la minuscule fenêtre des toilettes. Mais, derrière la crasse, elle n’avait pas vu les barreaux qui empêchait toute évasion. Sur le front de la Pussycat, on pouvait voir des gouttes de sueurs et dans ses yeux le même regard qu’un rat qui est pris au piège. Elle s’accroupit et essaya de se faufiler le long des tables et des chaises en espérant que personne ne la voit. Elle arriva presque à la sortie mais elle fit tomber un verre sur le sol. Frigg se retourna brusquement, elle aperçut la Pussycat et cria “les garçons ramenez-la-moi.”

Clara ne savait pas à qui elle parlait mais Copper, Greow, Vryer et Tanaereva se jetèrent sur elle et la ramenèrent à la chef des sirènes d’isra. “Mais... Mais... qu’est ce qui vous arrive... vous êtes fous ou quoi pourquoi vous l’écoutez” hurlait Clara. Elle vit le regard vide de Copper puis celui des autres et elle comprit: comme dans les légendes les sirènes attiraient les marins en les faisant se jeter par dessus bord... Mais là ce n'était plus une légende, elles existaient vraiment. Frigg rappela le restant de ses troupes. Elle les nommait ses sœurs, mais c'était bien elle le chef. Ces dernières avaient le visage recouvert de sang. “Comme tu as du le comprendre, nous sommes des sirènes et tout comme nos cousines des mers nous chantons pour prendre le contrôle de l’esprit des hommes, puis nous les dévorons... ne fais pas cette tête-là, ce n’est pas le sort que nous vous réservons. Le commandant Asagard a bien été clair, il m’a confié la tâche de récupérer les cartes de l’Urban Rivals qui sont en votre possession et cela par tous les moyens, je pense que si je les demande gentiment à tes amis, ils me donneront les leurs, mais toi tu risques d’être un peu moins coopérative et je ne vais pas avoir d’autres choix que de t'affronter.”

Clara était coincée, ses amis ne pouvaient pas l’aider. Elle était seule au milieu d’un banc de poissons cannibales qui en avaient après son âme. Que pouvait-il lui arriver de pire?
Clara va-t-elle finir en plancton pour sirènes? Va-t-elle devoir affronter Frigg pour libérer ses amis? Sera-t-elle faire aussi bien que Copper?


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